Ils sont décontractés, les coureurs, ce matin dans le
village de Chemiré le Gaudin. Il faut dire qu’il fait beau mais pas trop chaud.
Je retrouve les amis du club des « foulées d’Etival ». Il y a là
Laurent et Anthony qui feront le 13 km comme moi, mais aussi Martine, notre
Présidente, les deux Eric, Sandrine, Cassandre, Katia, Laurence et bien sûr le
grand Nico qui feront le 7 km. Seul, le jeune Julien s’attaque au 21 km.
9h30 : la cinquantaine de traileurs du 21 kms
s’élancent. Maintenant, les coureurs du 13 km se rapprochent de la zone départ.
Des petits groupes d’amis coureurs se forment, ils discutent entre eux. On ne
sent pas trop l’esprit compétition en ce premier jour de juillet. Tout à coup,
presque par surprise, on entend le bruit du starter départ, la course est lancée.
Beaucoup de coureurs, dans l’urgence, appuient sur leur chrono ou leur GPS.
Anthony s’échappe pour rejoindre les premiers. Je le suis à quelques encablures
puis stabilise ma vitesse. Ne pas partir trop vite. Nous faisons d’abord un
tour du village. Après 800 m, nous repassons près du départ et j’entends le
speaker une trentaine de mètres devant moi annoncer Natacha Lacorre, la
première féminine. Nous quittons le village et j’entends Martine m’encourager :
« Allez Pascal, il y a des belles filles, devant ! ». Alors,
j’accélère. Sur vingt mètres.
Arrive la première côte. Je vois les deux premières féminines dix mètres devant moi. La côte longe les murs du château de la Sauvagère. Je monte sans forcer. Malgré tout, je reviens sur les deux jeunes femmes. Je suis sur leurs talons en haut de la côte. Suit un large chemin herbeux, je double les demoiselles.
J’arrive dans le bois du belvédère. Il y a un coureur quinze
mètres devant. Nous sommes dans un chemin forestier en faux plat montant. Je
n’essaie pas de le rattraper. Je me sens bien, je ne force pas. Nous arrivons
au belvédère. Puis nous entamons une descente toute droite. J’essaie de revenir
sur le coureur. Une épingle à cheveux.
Nouvelle descente. Je reviens sur le coureur au moment où nous entamons la montée
dans un chemin creux. Deux cents mètres de montée. A’ l’aise, je ne cherche pas
à doubler. Haut de côte. Tiens! On ne
prend pas le même chemin que les années précédentes. Je passe le coureur et
reviens dans la descente sur deux autres.
Je connais bien la montée qui suit. Je l’ai faite cet hiver en préparation du trail des piqueurs. On monte correctement. On revient vers le belvédère, je double les deux coureurs. On sort maintenant du bois et passons le long de la lisière par un pré fraichement coupé. Tout à coup, deux coureurs me doublent très vite. Je comprends que ce sont les premiers du 7 Km. Leur circuit ne fait pas les côtes du bois du belvédère. Premier ravitaillement, je zappe
.
Je connais bien la montée qui suit. Je l’ai faite cet hiver en préparation du trail des piqueurs. On monte correctement. On revient vers le belvédère, je double les deux coureurs. On sort maintenant du bois et passons le long de la lisière par un pré fraichement coupé. Tout à coup, deux coureurs me doublent très vite. Je comprends que ce sont les premiers du 7 Km. Leur circuit ne fait pas les côtes du bois du belvédère. Premier ravitaillement, je zappe
.
Au bas de la pente, épingle à droite et on attaque une série de prairies. Pas de chemin, il faut lever les jambes un peu plus haut. On passe un ruisseau sur une simple planche. Re-prairies. J’ai quelques coureurs 30 mètres devant moi. Je garde mon tempo, 4mn 40 au km. On retrouve le circuit des 7 Kms. Nouvelle prairie puis légère montée, on retrouve un chemin. Je reviens à quelques mètres de coureurs. Nouvelle épingle à cheveux puis nous entrons dans un bosquet. Single avec racines. Prudence. Sortie du bosquet et j’arrive devant le passage du ruisseau. Il y du monde. Un mélange entre les coureurs du 7 et du 13 km.
Allez, on se mouille les pieds. 2e ravito, je zappe encore. On attaque maintenant des petits sentiers sombres tournoyant dans un bois touffu. Je suis derrière un jeune traileur dynamique.
A’ la sortie du bois, nous arrivons au château des
belles-filles. Un ancien me rattrape. Il a le mollet sûr. Ainsi qu’un autre
jeune. Nous sommes quatre. Nous entamons la descente mais contrairement aux
années précédentes, nous bifurquons vers la lisière d’un champ de maïs coupés
(de l’année dernière, je suppose) Il reste des tiges de maïs hautes d’à peine dix centimètres, il vaut
mieux les éviter. Fin de descente. Panneau « arrivée 1km ». L’ancien
a déjà 20 mètres d’avance. Un des deux jeunes dit à l’autre « allez, on
finit ensemble ». Et ils accélèrent. Je les suis ? Non, je suis bien,
mon but aujourd’hui, c’est le plaisir. Et je n’ai pas
envie de me mettre les cuisses en feu.
500 mètres, je vois Marie-Pierre qui vient de faire le maraisthon
(du côté de Niort) et qui est venue nous encourager ainsi que Patrice, notre V2
(3h13 au marathon quand même) qui n’aime pas
les trails mais qui nous prend en photos.
Dernière descente. Nico est arrivé « Allez
Pascal ». J’accélère, c’est facile.
Les autres copains et copines arrivent. Seule Martine a
trébuché, sans mal, juste de la terre sur les mollets.
Vraiment une belle matinée ludique.
Un beau petit trail d’initiation avec un joli parcours bien
dessiné. Merci les organisateurs. A’ l’année prochaine.